CAMP D’AILEFROIDE 2005
De la mi-Juillet à la mi-Août,
pas moins de 36 personnes se sont succédées, au camping
d’Ailefroide, avec un pic de fréquentation autour de 20 personnes,
pendant pratiquement 2 semaines.
Les conditions météo furent tout à
fait correctes, avec un très bon ensoleillement, mais avec
un isotherme 0° qui a plus d’une fois flirté avec les 4500m.
Autant dire que les conditions de neige n’étaient pas bien fameuses.
Cependant malgré ces conditions, quelques courses
classiques d’altitude, comme la Barres des Ecrins, la traversée
du Pelvoux (où le couloir Coolidge est pratiquement en cailloux
jusqu’en haut), ont été réalisées.
L’essentiel des activités a donc plutôt
été orienté vers l’escalade. Le moins que
l’on puisse dire, c’est que le site d’Ailefroide est vraiment devenu
un site majeur, incontournable de l’escalade en France, en prenant
en compte les possibilités offertes par les secteurs du Glacier
Noir (Grande Sagne contrefort Sud, Face Nord de Pic sans Nom), Tête
d’Aval-Montbrison, sans oublier bien entendu la proximité
d’escalades à caractère plus montagne, comme la face
SO de Sialouze, ou les contreforts des Bans.
Tous ces secteurs ont été parcourus par
des cordées du GUMS, Georges alignant 21 itinéraires
durant son séjour, sans doute le plus long il est vrai.
Sans citer toutes les voies, accordons une mention spéciale
au contrefort Sud de la Grande Sagne pour la beauté de l’escalade
et la belle ambiance entre Ecrins et Glacier Noir.
(3 voies : D-, D, TD/TD+, 500m en 2
parties. Bien raide, équipement aéré).
Mention aussi pour une voie moins prestigieuse mais néanmoins
belle et variée, qui change un peu du style « tout sur
les pied » commun à la plupart des escalades d’Ailefroide,
il s’agit de l’Eperon de la voie éteinte (D+, 250m, 6a max).
Cette voie au caractère pédagogique
affirmé, permit à quelques gumistes de
réactualiser
quelques notions sur la pratique du métier. Ils ont constaté
qu’il n’était pas si facile de la parcourir entre la poire
et le fromage, qu’il ne fallait pas se précipiter dans la première
fissure venue (il est honnête de signaler que le topo n'est
pas des plus clair, mais c'est une bonne méthode cependant pour
passer du V+.... en croyant faire du IV), et que tirer un rappel de
50m avec une corde de 45m impose dans ce cas, de savoir jouer d’un air
pour Machard, anneaux de corde et tête à l'envers. De quoi
agrémenter le déjà volumineux dossier, "de l'héterodoxie
dans la pratique du rappel".
Bref, une voie tout à fait recommandable.
Recommandons aussi à ceux qui craignent le grand soleil
du Sud, d’allez se faire voir par la Grande Tour du Pic Sans Nom
(voie the Big Tower is watching you: TD-700m).
Ombre, fraîcheur, petite pluie et coincement de
rappel assurés. Un bivouac aurait dû conclure cette
belle journée….. ! Les protagonistes refusent catégoriquement
de montrer des photos....?
Entre autres belles réalisations, citons : la
voie Kelle à la tête d'Aval (TD+ 600m), contreforts
des Bans: Pas d'Asile pour Papazu (TD+ 400m).
Quelques cordées de choc se sont frottées
aux voies de la face SO de Sialouze telles que Super Pilou et Ventre
à Terre. Certaines choisirent(?), sans doute le calme et la
douceur des lieux aidant, de prolonger une belle journée de
grimpe par un bon petit bivouac.
Bien sûr, il faudrait dire un mot sur: la Fissure,
Snoopy, à Tire d'ailefroide, Poussières d'Etoile,
Marche au Supplice, ne Tirer pas sur l'Ouvreur, la Cocarde.....et
bien d'autres encore, mais ......les grimpeurs heureux n'ont pas
d'histoire!
Pour conclure, constatons que le succès de cette
formule de camp d’été ne se dément pas, et espèrons
que quelques jeunes viennent le renforcer.