Départ et arrivée : Grande-Serenne ou Fouillouse au
delà de
Saint-Paul-sur-Ubaye. Partir de Fouillouse raccourcit la première étape,
mais rallonge la dernière car il faut remonter 300 m par 3 km de route
pour retrouver la voiture. C’est la version au départ de Fouillouse
qui est décrite ici.
Carte : IGN, 1/25000, 3538 ET (Chambeyron), 3637 OT
(Mont Viso), 3537 ET
(Guillestre).
Itinéraire sommaire :
1er
jour : Refuge de Chambeyron, 2626 m. Dénivelée : 730 m ;
durée : 2h30
Un
parking permet de garer la voiture juste avant Fouillouse. Traverser le
village (où se trouve un gîte confortable (tel. : 04 9284 3116)
et continuer le large chemin sur quelques centaines de mètres
jusqu’au carrefour (panneau indicateur) d’où part vers la gauche
(Nord) le bon sentier vers le refuge (CAF, tel. : 04 9284
3383).
2éme jour : Col de l’Infernetto (2783 m), Epaule de Ciaslaras (~3000
m), Refuge de Maljasset, (1900 m). Dénivelée : 700 m ;
durée : 7h sans les arrêts.
La
dénivelée est modeste mais l’étape est en montagnes russes, la
distance est longue et l’ambiance très « montagne ».
Du
refuge de Chambeyron, un bon sentier mène au Lac des Neuf Couleurs et
au Col de la Gypière (2927 m) où l’on entre en Italie. On aperçoit
en contrebas sur un replat le minuscule refuge-bivouac Barenghi près
duquel on va passer. Du col, le sentier descend au Sud jusqu’à un
replat couvert de blocs rocheux de toutes tailles, où les marques de
peinture servent de guide. Embranchement à gauche vers le
refuge-bivouac Barenghi (marques rouges) d’ailleurs bien visible. Le
bivouac Barenghi est bien entretenu (couvertures, réchaud, source
aménagée
juste à côté). On y couche raisonnablement à six, mais selon la théorie
il y a neuf places (en tassant bien et en laissant les sacs
dehors !).
Du refuge Barenghi, le sentier (marques jaune et bleu) s’engage
brièvement à
plat vers le SE puis descend un peu au Sud à flanc de montagne (névé)
et contourne l’arête venant de la Tête de la Fréma avant de
remonter vers le Nors-Est à un collu. Une traversée à peu près
horizontale (mauvais sentier sur pente raide au départ) conduit au Col
de l’Infernetto dont la descente versant Nord-Est est raide. Le
sentier exposé descend en biais vers la droite (E) dans la barre
rocheuse (un câble sécurise le passage le plus exposé) et rejoint à
mi-hauteur un couloir en éboulis ou névé selon l’époque et l’année
(ce couloir qui est bien raide dans le haut démarre de l’arête un
peu plus à l’Est que le col géographique ; il est utilisé par
les skieurs qui parcourent cet itinéraire en hiver ou au
printemps).
En bas du couloir tourner à gauche (Nord-Ouest) pour remonter le vallon
du Ciaslaras. Le sentier est peu marqué et le balisage (couleur orange)
est clairsemé, mais s’il fait beau, il n’y a guère de raison de se
tromper. On atteint l’épaule du Ciaslaras par une raide pente d’éboulis
où heureusement le sentier est de nouveau très bien marqué.
Du col un petit sentier à droite (Est) permet de gagner en quelques
minutes la petite pointe voisine offrant un beau point de vue.
De
nouveau, au départ du col, une descente raide mais brève vers le Nord
avant de traverser à gauche à flanc (quelques névés à franchir)
jusqu’au Col de Marinet (2787 m). On rentre en France. Un sentier sans
difficulté conduit à Maljasset. Attention cependant à ne pas le
perdre aux environs des Lacs de Marinet car il emprunte le seul passage
de la grande barre Roche Noire - Roche de Marinet. A Maljasset, un
refuge CAF (tel. : 04 9284 3404) et un refuge privé très
sympathique (La Cure, tel. : 04 9284 3115).
3ème jour : Col de Girardin (2699 m), Pas du Curé (2783 m),
Colette Verte (2900 m), Basse Rua (1760 m). Dénivelée : 1500
m ; durée : 8h sans les arrêts.
Un morceau de bravoure, avec également quelques brefs passages exposés.
Le sentier du Girardin part de la sortie aval du village de Maljasset
(panneau indicateur). Montée soutenue mais sans difficulté où l’on
rejoint le GR5 à mi-chemin du col. Descente au Nord sur le GR5 jusqu’
au Lac Sainte-Anne puis, brièvement, le long d’une remontée mécanique
de la station de Ceillac. On quitte le GR 5 au Lac des Prés Soubeyrand
pour prendre (au coin Sud-Ouest du lac) un sentier peu marqué muni de
discrètes balises (ronds jaunes) qui s’élève en traversant vers le
Nord-Nord-Ouest (ne pas aller au Lac des Rouites). Lorsqu’on rejoint
la moraine du vallon montant au Pas du Curé le sentier et son balisage
deviennent plus visibles. Le Pas du Curé est moins difficile qu’il
n’en a l’air vu de loin. Il faut cependant assurer ses pas dans le
haut en veillant en particulier à ne pas bombarder de pierres les gens
en-dessous. Du Pas du Curé un sentier facile à gauche (balisé de
traits de couleur jaune) gagne la Colette Verte.
Le
même balisage marque le sentier de descente dans le Vallon Claus,
sauvage, raide et spectaculaire. Il faut bien rester sur le sentier qui
suit le seul cheminement raisonnable. Dans le bas, juste avant
d’atteindre le Val d’Escreins, le sentier franchit une barre par une
traversée descendante. Il est exposé mais bien sécurisé par câbles
et marches métalliques par endroits. Ensuite chemin facile jusqu’au
refuge de Basse Rua (tel. : 06 0931 6218).
4ème jour : Col des Houerts (2871 m), Fouillouse. Dénivelée :
1100 m ; durée : 8h sans les arrêts.
Une belle étape sans problème particulier si ce n’est sa longueur. On
peut aussi passer par le Col de Serenne, ce qui évite la route
goudronnée, mais le paysage est moins spectaculaire.
On commence par reprendre à l’envers le chemin de la veille en remontant
le val d’Escreins. A 2100 m on laisse à gauche le chemin de la
Font Sancte. Le bon sentier balisé de jaune mène au col des Houerts.
La descente versant Sud en Ubaye est balisée de rouge. Bien suivre le
sentier sinon on peut se trouver entraîné par le terrain vers le
plateau des lacs Bleu et Vert, très agréables, mais en cul-de-sac du
fait d’une importante barre rocheuse.
La
longue descente, plus raide sur la fin, dans un magnifique vallon, vous
dépose sur la route D25 de St-Paul à Maljasset. Cette route est
relativement peu fréquentée par les voitures, ce qui permet d’y
marcher assez tranquillement mais limite les chances de se faire prendre
en stop (nous avons cependant eu la chance qu’un couple d’aimables
touristes varois nous reconduisent jusqu’à Fouillouse). Du pied du
chemin il y a 4,5 km jusqu’au carrefour de la petite route de
Fouillouse (le GR5 permet d’en faire la moitié hors goudron), et de
ce carrefour jusqu’à Fouillouse encore 3 km.
Auteur et date
du parcours : Claude
Pastre, Isabelle et Didier Jamet, Juillet 2003